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[Critique] Nés pour Cogner T.1

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En attendant ma critique sur le manga Innocent, je vous propose de découvrir l’un des excellents titres de Shin’ichi Sakamato. Pas aussi bon que l’exceptionnel Ascencion, même si il est improbable de les comparer sur la forme. Par contre les valeurs évoquées sont toujours identiques et chères à l’auteur.

J’en avais un peu marre de lire des shojos que je trouve de plus en plus niant-niant (mise à part Nana et orange) et comme je me procure énormément de manga provenant des éditions Akata, j’ai regardé ce que proposait leur catalogue bien fourni. C’est alors que je suis tombé sur la couverture d’un homme en slip, un fundoshi exactement, non pas que je sois attiré par les hommes musclés à moitié nus transpirant de sueur, loin de là, mais dès les premières planches j’ai senti que ce Nés Pour Cogner avait quelque chose de particulier…

L’histoire
Capture d’écran 2015-04-05 à 13.41.43Ce manga racontre les aventures de Takeshi Yamato, un jeune lycéen tokyoitequi déménage dans une nouvelle ville. Ex-chef de bande affublé d’un incroyable et gigantesque secret, il est bien décidé à faire table rase du passé pour devenir enfin un garçon fréquentable. Pourtant dès les premiers jours, son secret est démasqué par une bande de voyou et tout le monde dans son nouveau lycée est déjà au courant. Fou de rage, Takeshi décide d’en venir au main, mais il est interrompu, puisque son adversaire, Gôno, doit livrer un combat officiel pour le titre de Masuraou. Le Masuraou est une grande cérémonie qui se déroule tous les ans depuis des centaines d’années dans la ville d’Osaka, où les hommes se battent en duel uniquement à main nu afin de devenir le roi de la ville. C’est en apprenant cela, que Takeshi décide de participer à ce culte de la virilité pour qu’il puisse enfin se faire respecter.

Mon Avis
Capture d’écran 2015-04-05 à 13.44.23Ce premier tome, sur sept, nous met donc directement dans l’ambiance avec en premier plan un sens de l’humour comme les mecs, « les vrais », l’aiment (bien gras comme diraient certains) ainsi qu’une bonne dose de baston soutenu par un graphisme et un découpage des planches dynamique et au character design inspiré. Du grand Shin’Ichi Sakamoto. Le scénario, certes, ne casse pas trois pattes à un canard, mais l’intérêt de Nés Pour Cogner ne se situe pas vraiment là, car au delà de ces combats et de son humour en dessous de la ceinture, il y a derrière tout ça une thématique qui reviendra sans cesse dans les prochains volumes: « Le courage, le respect, la loyauté, la sincérité, l’amour et l’amitié ». Des valeurs qui de nos jours semblent très souvent dénués de sens, voir sans intérêt pour certains, et qui pourtant pourraient apporter beaucoup de sens à la vie de chacun. Nés Pour Cogner est un manga à suivre et que je vous recommande chaudement.

Nés pour cogner disponible aux Editions Delcourt au prix de 7,99€


Noni Nobi ! fête ses 5 ans

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Fondé par Pierre-Alain Dufour et Olivier Pacciani, passionnés par le Japon et la littérature jeunesse, nobi nobi ! fait une entrée remarquée sur le marché de l’édition avec deux premiers titres le 18 mars 2010 : Papa Renard en croque pour les cochons, grâce auquel les lecteurs ont découvert un grand auteur japonais et Princesse Pivoine, qui introduisit pour la première fois le graphisme manga de qualité dans un livre illustré.

Sa ligne éditoriale aiguisée par l’exigence et la créativité, permet à nobi nobi ! d’être honoré en 2013 du prestigieux Prix Sorcières décerné par l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse et l’Association des Bibliothèques de France pour le magnifique album La Maison en petits cubes, déjà réimprimé trois fois. En 2013, nobi nobi ! s’ouvre les portes du lectorat BD grâce au lancement de l’unique collection de manga exclusivement jeunesse avec la parution de l’emblématique Pan’Pan Panda, une vie en douceur mais aussi Les Classiques en Manga qui revisitent les plus grands chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale.

Très diversifié tant dans le graphisme que les thématiques (contes, poésies, récits autobiographiques, docufiction), le catalogue de la maison s’étoffe début 2015 de son cinquantième titre et de sa cinquième collection, « Jan-Ken-Pon » dédiée au livres-jeux, preuve de son dynamisme.

En cinq ans, les éditions nobi nobi ! ont réussi le tour de force de proposer des œuvres qui plaisent à tous les âges, réalisant ainsi le crédo de la marque : partager les livres entre petits et grands lecteurs… « s’ils sont sages » !

Afin de fêter en grandes pompes cet anniversaire, nobi nobi ! vous concocte son lot de belles surprises pour 2015.

Au programme :

• Des auteurs phares de la maison d’édition feront leur grand retour comme Ein Lee (La Princesse au bol enchantéou encore Shiitake (Yôsei) ;

• nobi nobi ! aura le plaisir d’accueillir en mars-avril dans son catalogue deux des plus grands noms de la littérature jeunesse japonaise, reconnus dans le monde entier ;

Une nouvelle collection inédite et originale à paraître au mois de juillet pour le festival Japan Expo.

Enfin, au fil des mois, ne manquez pas non plus les nombreux événements en librairies et en salons préparés par l’équipe nobi nobi !


[Critique] Mon voisin Masuda

MonvoisinmasudaAprès vous avoir parlé des aventures de Bonolon aux Editions Nobi Nobi, je vais m’attarder sur un autre livre pour enfants, Mon Voisin Masuda. J’affectionne toujours autant les livres de cet éditeur et mes deux garçons aussi, qui du haut de leur 6 et 3 ans, n’ont pas toujours la même vision des choses.

L’histoire
Aujourd’hui, la petite Miho n’a pas envie d’aller à l’école et cherche tous les prétextes imaginables pour rester au fond de son lit. Pour quelle raison est-elle si réticente ? Parce que dans sa classe, elle est assise à côté d’un horrible monstre vert à l’air malicieux : Masuda, qui la martyrise et se moque d’elle toute la journée. Il trace une ligne à ne pas dépasser entre leurs deux bureaux. Il rapporte à la maîtresse quand elle compte sur ses doigts en cours de mathématiques ou ne finit pas ses carottes à la cantine. Bref, ce maudit Masuda fait de sa vie scolaire un enfer !

Mon Avis
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Mon voisin Masuda parle d’un thème toujours d’actualité aujourd’hui, le harcèlement moral à l’école. Ce récit est en plus directement inspiré de l’auteur Miho TAKEDA, qui lors de sa rentrée scolaire en primaire a fait la rencontre de Masuda qui n’a pas arrêté de l’embêter. Dans son livre, elle nous raconte donc avec humour comment se voisin de classe se comportait avec elle. Pour cela Masuda est dessiné sous la forme d’un dinosaure, le rendant ainsi plus « méchant » tout donnant un ton décalé à l’histoire. Les enfants, de 5/6 ans comprennent ainsi rapidement qu’il s’agit de la vision que se fait Miho de Masuda, les plus jeunes vous demanderont pourquoi un dinosaure va l’école (ils n’ont jamais connu Denver).

Monvoisinmasuda02Mais ce qui nous touche le plus dans ce livre, c’est que cette petite fille reste silencieuse fasse à tout cela. Elle n’a plus goût pour aller à l’école, espère tomber malade, rêve de passer sa journée au parc tout ça pour ne plus avoir à affronter Masuda. Ce dernier, la tape, lui fait peur, a même dessiné une ligne sur leur bureau qu’elle ne doit pas dépasser, rapporte à la maitresse que Miho ne sait pas compter et j’en passe. Cependant, un jour, il a été trop loin et Miho a su dépasser sa peur en prenant le dessus bien malgré elle. Masuda prend alors conscience de son comportement et décide de s’excuser.

Ce quotidien tout le monde peut le vivre ou l’avoir vécu et à travers son livre Miho Takeda laisse une lueur d’espoir pour faire comprendre aux enfants que tout peux changer. Les dessins sont très enfantins, avec un contour noir épais que j’aime beaucoup, un petit côté crayonné au feutre grossier et un découpage manga sur certaines pages rendant ainsi le tout plus vivant. Et puis la petite Miho est tellement mignonne que vous ne pourrez pas rester indifférent face à ses grands yeux.

Mon voisin Masuda disponible aux Editions Nobi Nobi au prix de 12.54€


[Critique] Prisonnier Riku T.1 et 2

prisonnier-riku-1Après le succès de Magical Girl of the End et d’Orange (je vous en reparlerai dès que j’aurai lu le second tome), les éditions Akata, que j’affectionne toujours autant, sorte ENFIN un shonen. Prisonnier Riku (les deux premiers tomes sont déjà disponible), c’est son nom, du mangaka SEGUCHI Shinobu s’est même fait longuement désiré après plusieurs reports suite à des problèmes avec l’imprimeur. Alors l’attente en valait-elle la peine ? Sans détour je vous réponds par un grand OUI.

 

L’histoire
Dix ans déjà qu’une météorite s’est écrasé sur Tokyo, séparant la métropole en deux : d’un côté, une ville réservée aux riches, de l’autre, un terrible bidonville, véritable zone sinistrée et de non-droit. C’est là que vit le jeune Riku. Malgré un quotidien difficile, il prend la vie comme elle vient, aux côtés de son grand-père. Mais quand ce dernier est assassiné, car il voulait révéler au peuple les magouilles et trafics des grandes institutions, le quotidien du pauvre Riku bascule… en enfer  !!

Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, on l’envoie dans une prison de haute sécurité, aux côtés de terribles gangsters et autres chefs de gang. Il y devient très vite la tête de turc de ses co-détenus. Et pourtant… grâce à sa rage,  à son envie de survivre, mais surtout celle de venger son grand-père en dévoilant au monde la réalité du système, il devra trouver en lui la force pour faire sa place au sein de la prison… et peut-être même de s’en évader

Mon avis
Capture d’écran 2014-11-27 à 20.49.28J’ai littéralement dévoré ces deux premiers tomes de Prisonnier Riku. SEGUCHI Shinobu fait très vite tombé notre héros dans l’enfer carcéral pour notre plus grand plaisir. Les scènes d’action, de bravoures et de drames s’enchainent laissant à peine le lecteur reprendre son souffle. Riku, âgé seulement de 13 ans, fait preuve d’une force de caractère et physique à toute épreuve pour imposer sa vision de la vie et atteindre son objectif, s’évader. Petit à petit, il va faire changer les mentalités des prisonniers qui sont de plus en plus impressionnés par sa persévérance devant l’adversité.

Malgré, ce côté « héros qui n’a peur de rien » on se laisse prendre par le récit qui te chopes les tripes aux plus profond de toi-même. On a tous été plus ou moins confronté un jour à ce type de choix, fuir ou aider un plus faible que soit dans une situation délicate. De plus le cadre de la prison rajoute beaucoup à l’ambiance de ce nekketsu, très violent, cruel, sans scrupule, où tous les matons sont corrompus jusqu’à la moelle et où Riku va l’apprendre à ses dépends. Mais il sera en tiré profit au fur et à mesure de son incarcération.

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Même si très souvent on se demande comment peut faire un garçon de 13 ans pour encaisser tous ces coups sans mourir,  SEGUCHI Shinobu, nous montre, sur certaines pages, la fragilité et l’innocence de l’enfant à travers ses dessins. Autant quand Riku à la rage au ventre, il est complètement métamorphosé autant quand il se relâche, il redevient ce petit bonhomme touchant qui se retrouve dans ce pénitencier malgré lui. D’ailleurs le style graphique du mangaka est très efficace, les dessins sont beaux et percutants, c’est très dynamique, les personnages sont charismatiques et la tension carcérale est réellement palpable. Le tout mis en valeur à la perfection par l’excellente impression sur des pages bien blanches. Et d’ailleurs l’édition française est vraiment superbe, la qualité du papier est parfaite (c’est rare et il faut le souligner), la traduction et l’adaptation du manga dans la langue de Molière est très soignée. On aimerai que tous les titres qui sortent en France soient de cette trempe.

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On pourra peut être reprocher à Prisonnier Riku son côté utopiste, mais avoir un rêve, vouloir un avenir est-ce vraiment de l’utopie de nos jours ? Riku nous prouve qu’il est possible de changer les gens qui nous entoure en leur inculquant des vrais valeurs malgré les injustices sociales, les magouilles, l’immoralité et la délinquance. Tout le monde a le droit à une rédemption, certes on ne pourra pas changer d’un coup d’un seul le monde, mais le faire à sa propre échelle ne relève pas de l’utopie.

C’est sur ces points là que ce nouveau manga fait mouche, car beaucoup de thèmes abordés sont ancrés dans le réel et avec un rythme de parution mensuel, je peux vous dire qu’on oubliera très vite les One Piece et autres Naruto qui nous servent la même soupe depuis des années.

 

Prisonnier Riku 6.95€ aux Editions Akata (19 tomes en cours, prochaine sortie le 4/12/14)


[Critique] Dragon Quest : Emblem of Roto

Dragon-Quest-Emblem-of-RotoSi vous êtes un amateur de jeux vidéo et plus particulièrement de RPG, le nom Dragon Quest ne vous sera pas inconnu. Série emblématique de la firme Enix, la saga s’est écoulée à des millions d’exemplaires à travers le monde (mais surtout au Japon). A côté des jeux vidéo, des mangas ont bien sûr été déclinés, le plus connu du grand public reste Fly que vous avez pu découvrir en animé puis en manga aux Editions J’ai Lu (même si la qualité n’était pas au rendez-vous). Heureusement Tonkam l’a réédité pour le plus grand plaisir des fans sous le nom de la Quête de Dai.

Pour fêter ses 10 ans d’existences, les Editions Ki-oon nous gâte en publiant Dragon Quest Emblem of Roto. Sortie dans les années 90, ce shonen saura-t-il séduire autant l’ancienne et la jeune génération ? Seul les vrais savent…

L’histoire

Capture d’écran 2014-06-29 à 19.42.55De nombreuses années se sont écoulées depuis que Loran et Carmen, les héritiers du légendaire héros Roto, ont triomphé des forces du mal. Emportant avec eux un fragment du mythique emblème de leur aïeul, les deux frères ont chacun fondé leur propre royaume : celui de Loran au nord et celui de Carmen au sud. Mais après cent ans de paix et de prospérité, le monde est de nouveau menacé… Les armées maléfiques font le siège des derniers bastions humains, qui tombent les uns après les autres.

Possédé par un démon, le roi de Carmen entraîne son royaume à sa perte. Seuls survivants de cette tragédie : le prince Arus, héritier du héros Roto, et Lunafrea, fille du général en chef des armées de Carmen. Pendant dix ans, la jeune femme élève le petit Arus dans le plus grand secret, à l’abri de ses ennemis. Mais, débusqués par une troupe de monstres, nos deux héros et leurs compagnons décident de prendre la route pour contrer la montée des ténèbres. D’autant que dans le royaume jumeau de Loran, l’héritier du trône est né à son tour. Baptisé Jagan, il s’est allié aux forces du mal et a juré la perte des humains…

Mon Avis
Capture d’écran 2014-06-29 à 19.44.45Quel plaisir de découvrir cet excellent shonen ! Dragon Quest possède un univers si riche que c’est avec un réel engouement que j’ai plongé dans les aventures d’Arus. Le mangaka Kamui Fujiwara fait dans le grand classique de l’heroic fantasy avec son héros sauveur de l’humanité, ses valeurs de courage, de maitrise de ses sentiments et du dépassement de soi. Le premier tome, très bavard, sert d’introduction sur les personnages clefs de l’épopée, nous expliquant ainsi les origines du bien et du mal tandis que le deuxième est plus axé sur l’entrainement de nos deux Héros, Arus et Kira. Ils seront mis à l’épreuve pour prouver leur bravoure à affronter le roi démon. Je déplore tout de même que dans ces deux premiers tomes tout va un peu trop vite. L’entrainement, les combats et la mise en place de l’histoire sont vite expédiés et je suis resté un peu sur ma faim car j’aurai aimé que certains passages soient plus développés.

Heureusement le troisième tome, relève le niveau et de très belle manière. Non pas que les deux premiers étaient mauvais, loin de là, mais il y avait ce petit goût d’inachevé qui persistait. Là nous en apprenons d’avantage sur le passé de Kira et cela se révèle vraiment passionnant et surtout les émotions sont au rendez-vous (mais je ne vous dirai rien). Même si Ki-oon a mis les petits plats dans les grands pour (sur) vendre son nouveau titre shonen, il faut  peut être s’attendre à ce que le titre ne touche pas un grand public. Les dessins, tout d’abord, ont ce côté vieillot que les anciens lecteurs adoreront, mais que la nouvelle génération nourrit au Naruto et autre One Piece n’appréciera pas. L’histoire également, trop bateau et conventionnelle, avec des personnages très classiques, ne risque pas de leur plaire non plus.

Ki-oon prend donc le risque de sortir une longue série (21 tomes), qui ne touchera le coeur que des trentenaires et également des joueurs de la série Dragon Quest qui retrouveront leur univers favoris à travers cet excellent manga. Surtout que l’éditeur a soigné son édition avec une impression parfaite (sauf pour les pages à l’origine en couleurs, dont le rendu est toujours aussi horrible), des couvertures et des textes d’introduction remis au goût du jour par l’auteur lui même pour l’édition française. De quoi combler les vieux routards qui pourront en plus rencontrer le mangaka Kamui Fujiwara à Japan Expo pour être définitivement en extase avec ce classique du shonen.


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