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[Critique] Prisonnier Riku tome 11

prisonnier_riku11Nous sommes déjà au onzième tome de Prisonnier Riku et il marque la fin du premier cycle sur la tentative d’évasion de Riku et Renoma. Après la critique des deux premiers tomes, il était temps de refaire le point sur l’un des meilleurs nekketsu depuis plusieurs années.

Résumé du tome 11
Toujours au mitard, Rénoma et Riku sont à la merci d’un gardien cruel, persuadé qu’ils cachent quelque chose. Rénoma doute alors de la loyauté de Riku : il est persuadé qu’il a craqué et qu’il a fini par parler !! Ce qui est fort probable vu les tortures, aussi bien physiques que morales, que le jeune homme a subies… Mais comment en être sûr ? Les deux amis ne se sont plus vus depuis qu’on les a envoyés dans le quartier disciplinaire. En plus, les choses ont commencé à bouger à l’extérieur : le Double Dragon Cross, le gang de Rénoma, est bien décidé à passer à l’action !

Mon avis
Si vous ne le saviez pas encore, ce titre déniché par Akata est mon gros coup de cœur. Après un tome 10 très dur où les scènes de tortures vous feront grincer des dents, ce dernier volume est une vraie pépite. Je suis resté scotché de bout en bout tellement le rythme est soutenu et haletant. Kôta, ce gardien de prison visionnaire, a découvert à lui tout seul le plan d’évasion de Riku et Renoma et tout va être fait pour qu’il ne le dévoile pas à ces supérieurs. Cela va à 100 à l’heure, tout s’enchaîne avec une rapidité déconcertante, on retient son souffle jusqu’au dénouement et on obtient ainsi le meilleur volume de la série pour le moment.

guill_01 Libérer le Prisonnier Riku qui est en vous !

Riku-11-1Difficile de vous parler de Prisonnier Riku sans spoiler, sachez tout simplement que depuis les premiers tomes vous serez surpris par la galerie de personnages au charisme fort, la vie en milieu pénitencier humainement intéressante, l’humour est toujours présent et on arrive même à s’attendrir pour certains criminels qui malgré leurs actes passés possèdent des valeurs que les gardiens de la prison ont oublié. Ces derniers sont persuadés d’être les seuls représentant de la justice et Shinobu Seguchi, le mangaka, dépeint ainsi le portrait de Kota comme un homme ambitieux mais dont les réalités de la société vont vite le rattraper et lui rappeler ce qui est réellement important à ses yeux, la famille. Mais surtout, il ne faut pas oublier que Riku est enfant, qui voit et subi des actes qu’il ne mérite pas (et que personne ne pourrait endurer). Ce tome 11 nous le rappelle bien et c’est ce qui fait la force de ce manga.

riku-11-2Les dessins sont toujours aussi fabuleux, on ressent ainsi toute la puissance des coups lors des affrontements, des scènes de tortures et puis Renoma a une classe toujours aussi folle. Akata soigne en plus son poulain comme il se doit avec une édition parfaite et une parution mensuelle qui malheureusement s’arrêtera avec ce onzième tome. En effet, il semble difficile pour l’éditeur de soutenir la cadence tout en gardant cette qualité et le volume 12 ne sortira qu’en novembre puis Prisonnier Riku sera bimestriel. Même si je regrette cette espacement, que certains libraires et lecteurs réclament ce que je trouve aberrant, je le conçois tout à fait pour la petite équipe d’Akata qui se démène pour proposer une ligne éditorial unique.

Mais que cela ne vous empêche pas de démarrer cette splendide série au thème toujours autant d’actualité. Libérer le Prisonnier Riku qui est en vous !

Prisonnier Riku est disponible aux Editions Akata au prix de 6,95€


[Critique] Dans l’intimité de Marie

Capture d’écran 2015-08-29 à 21.09.07

Akata a souvent pour habitude d’éditer des manga qui sortent du lot. Pas toujours évident de se faire une place avec la pléthore de titres qui sont disponible chaque mois. Dans l’intimité de Marie, en plus de son côté surnaturel, aborde des sujets qui sont très peu traités dans les manga en général. C’est ça la touche Akata.

L’histoire
Quand Isao Komori est allé sur Tokyo pour y suivre ses études à l’université, il s’imaginait déjà une nouvelle vie de rêve : jeune adulte et indépendant, avec tous ses potes de fac… Mais sans vraiment comprendre comment ni pourquoi, le voilà déjà seul. Désabusé, il finit par vivre cloitré chez lui. Son seul petit plaisir est de se rendre à la supérette du quartier, pour y admirer la magnifique lycéenne qui s’y rend tous les jours. Mais un soir, alors que comme tous les jours, il la suit discrètement jusqu’à chez elle, un curieux événement se produit : la lycéenne remarque sa présence et… Isao se réveille alors, un matin comme les autres, dans la peau de cette jeune fille ?! Il devra désormais se faire passer pour Marie, la fille la plus populaire du lycée ! Un nouvel enfer quotidien commence pour le jeune homme, tandis qu’une énorme question subsiste : puisque lui est rentré dans le corps de Marie, où est passé l’esprit de la jeune fille ?

Mon avis
Capture d’écran 2015-08-29 à 21.10.51Avec ce troisième tome qui vient tout juste de sortir, Il était temps pour moi de vous parler de « Dans l’intimité de Marie« . Même si ce manga est titre très accessible, il était tout de même difficile d’en parler tout de suite tant l’histoire divulgue au compte gouttes des indices qui nous permettront à la fin de comprendre ce qui se passe.

Shuzo Oshimi nous propose un gigantesque puzzle que le lecteur devra essayer d’assembler à chaque tome. Mais attention de ne pas vous égarez, car au delà de l’histoire principale qui consiste à Isao à retrouver son corps et l’âme de Marie, c’est tout un quotidien dans la peau d’une jolie jeune fille qu’il faudra affronter. Isao est au départ un étudiant qui souhaitait avoir une vie scolaire comme tous les autres. Copains, sorties, petite amie et bien évidemment obtenir son diplôme était son idéal. Cependant il se retrouve vite exclu, car il ne semble pas répondre à certains critères pour avoir une vie sociale épanouie. Il finit par se replier sur soi et décide d’arrêter les cours pour s’enfermer dans son studio. Il passe ses journées à lire des manga, jouer au jeux video et regarder des films pornographiques. Le stéréotype du parfait otaku me direz vous. Pas tout à fait, car dans sa vie bien sombre, une lueur d’espoir existe et elle s’appelle Marie. Chaque soir, il la retrouve à la supérette du quartier, mais il n’ose pas l’aborder, elle reste pour lui inaccessible de part sa beauté et son élégance. Cela ne l’empêche pas de la suivre jusqu’à chez elle mais il ne fera jamais de faux pas à l’égard de celle qu’il surnomme son Ange.

Capture d’écran 2015-08-29 à 21.10.01Mais le soir où Marie ce retourne en lui faisant son plus beau sourire pour le regarder en train de la suivre, la vie d’Isao prend un virage inattendu. Il se réveille dans le corps de celle qu’il admire. Mais alors qu’on aurait pu penser qu’il abuserai de la situation pour profiter du corps et de la lingerie de Marie, Isao a beaucoup de respect pour elle et ne la regarde pas une seule fois (du moins dans les 2 premiers tomes). Il se bande les yeux pour ne rien voir quand il prend son bain, qu’il s’habille et du coup le lecteur ne voit rien non plus. Astucieux. De plus, il va falloir vivre la vie de Marie tout en restant le plus naturel possible et c’est loin d’être facile surtout au lycée où elle est populaire.

Comme je le disais en introduction, le mangaka va bien plus loin que le sujet principal. Il met en lumière cette jeunesse mis à l’écart souvent considéré comme des déchets de la société. Ici Isao va enfin pouvoir prendre sa revanche sur son exclusion sociale, grâce aux amies de Marie. Il va sortir pour faire du shopping, du karaoké, une vie normale qu’il aurait rêvé d’avoir étant étudiant. Mais Il va aussi découvrir pour la première fois l’envers du décors d’être une femme et cela jusqu’à dans la plus grande intimité de Marie… Il va aussi voir l’insistance des regards masculin, se faire draguer, ce qui le mettra en porte-à-faux avec ses amies, lui donnant ainsi la volonté de vouloir retrouver absolument son corps et l’âme de Marie.

guill_01 Shuzo Oshimi nous propose un gigantesque puzzle que le lecteur devra essayer d’assembler à chaque tome.

Capture d’écran 2015-08-29 à 21.11.22Dans l’intimité de Marie est au final très masculin puisque Shuzo Oshimi veut montrer au lecteur ce que vit et ressent une femme au quotidien ainsi que les relations qu’elle peut nouer avec la gente masculine. Rien de sexiste, juste une mise en situation pour nous faire comprendre qu’être une jeune fille n’est pas toujours très drôle dans notre société actuelle. En parallèle on suit toujours le fil conducteur de l’histoire, chaque tome propose de nouveaux éléments mais qui pour le moment soulève plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Car si Isao a pris le corps de Marie, cette dernière n’est pas dans le corps du jeune homme. Alors comment revenir au point de départ ? Où est Marie ? Pourquoi lui a-t-elle sourit avant sa disparition ? Était elle au courant qu’Isao la suivait tous les jours ? Si oui, pourquoi n’a-t-elle pas agi ? Tant de questions qui reste toujours en suspens dans les trois premiers tomes auquel on ne peut pas reprocher grand chose. Shuzo Oshimi nous embarque complètement dans cette histoire à l’ambiance inédite. Et malgré des dessins à la qualité variable, on s’attache très vite aux personnages, on dévore les trois tomes en un rien de temps et on a qu’une envie c’est de savoir comment tout cela va se terminer.

Avec Dans l’intimité de Marie, Akata nous prouve une nouvelle fois qu’ils savent toujours prendre des risques éditoriaux en nous proposant un manga atypique et enrichissant culturellement.

Dans l’intimité de Marie, aux Editions Akata, 3 tomes disponibles au prix de 7.99€


[Critique] Séki mon voisin de classe

SekiA l’approche de la rentrée scolaire , Akata décide de sortir un nouveau manga pour vous faire reprendre le chemin de l’école avec le sourire. Séki est un élève pas comme les autres puisqu’il n’est pas très assidu en cours contrairement à Rumi sa voisine de classe qui essai tant bien que mal d’étudier. Ce titre léger sera-t-il vous faire oublier la tristesse de la rentrée ?

L’histoire
Rumi est une élève studieuse et sérieuse… Mais elle a un GROS problème ! Son problème, c’est Séki ! C’est qui ? Ben, Séki, son voisin de classe ! Cet énergunème aussi stoïque que génial passe son temps à… tuer le temps ! Parce que les cours, c’est vraiment pas son truc. Alors il préfère bricoler, s’amuser, découper, inventer… faire tout ce qui lui passe par la tête sur son bureau, qui se transforme alors en véritable table d’expérimentations ! Difficile alors, pour la pauvre lycéenne, de rester concentrée, alors que son voisin s’agite dans tous les sens, sans jamais se faire prendre par les professeurs. Le pire dans tout ça, c’est que quand l’imagination de Séki déborde « un peu » trop, c’est toujours sur elle que ça retombe… pour le plus grand plaisir des lecteurs !!

Mon avis
dominosSéki mon voisin de classe n’était pas un titre que j’attendais particulièrement et j’étais d’ailleurs un peu surpris que cela soit Akata qui décide de l’éditer.

En effet, après sa lecture j’ai refermé le manga en me disant que ce titre n’avais pas sa place dans la ligne éditorial d’Akata. Séki est un manga léger, sans véritable ambitieux, qui a pour objectif de vous faire passer un bon moment de lecture tout en vous donnant la banane. Malheureusement ça n’a pas été mon cas, même si parcourir les pages n’est pas déplaisant trois points m’ont vraiment rebuté. Tout d’abord les dessins sont assez grossiers dans l’ensemble voir proche de l’amateurisme et fleure même parfois le manga à la française. Aussi bien Rumi que Séki ne sont pas très charismatiques, mais c’est peut être voulu, car le mangaka enchaîne les scènes et les situations rapidement pour renouveler sans cesse les gags.

ShôgiEt c’est avec ces derniers que le bât blesse, car chaque nouvelle frasque de Séki ne m’a pas fait sourire une seule fois et j’ai tourné les pages sans grand enthousiasme. Autant je ris et je lis avec plaisir Yotsuba! car c’est frais, insouciant et drôle, autant Séki mon voisin de classe ne propose aucune situation comique. C’est lourd, les chutes tombent souvent à l’eau, les réactions de Rumi sont assez prévisibles et ne permettent pas à ce duo de relever le niveau malgré la diversité des projets que réalise Séki à chaque cours. Dernier point, que j’aurai aimé qu’il soit plus approfondi, certains gags sont basés sur des jeux « typiquement » japonais comme le Shôgi ou le Go. Malheureusement aucun petit lexique en fin de volume n’explique leur utilisation, ce qui est assez dommageable quand on sait que le titre vise aussi un jeune public.

Pour terminer sur une note plus positive, l’édition est très bonne et Akata soigne comme toujours aussi bien ces mangas. Reste maintenant à espérer que les volumes suivant seront plus drôles, car même si graphiquement on reste sue ces bases, l’humour pourrait faire passer la pilule.

Séki, mon voisin de classe disponible aux Editions Akata le 27 août au prix de 7,95€


[Critique] Je reviendrai vous voir

jereviendraiAkata continue sa sensibilisation auprès des lecteurs de manga sur la catastrophe de Fukushima. Après Daisy, Lycéenes à Fukushima, l’éditeur a porté son choix sur une collaboration étonnante entre Nobumi illustrateur de livres pour enfants et George Morikawa mangaka connu pour son titre phare Ippo. Après le désastre du 11 mars 2011, ce dernier a eu envie d’agir et de faire réagir, pour cela il décida d’adapter l’histoire vraie du livre de Nobumi, Marchons la tête haute ! en manga. Je reviendrai vous voir  est donc né avec l’aide de nombreux auteurs reconnus émus et motivés de participer à ce projet.

L’histoire
Nobumi est un jeune père de famille. Il est surtout auteur de livres illustrés destinés aux enfants. À l’instar de nombreux japonais, il sera, le 11 mars 2011, choqué à vie par la triple catastrophe qui s’abat sur son pays. Un peu naïf, et le cœur empli d’espoir, il décide alors d’envoyer gratuitement plusieurs milliers d’ouvrages jeunesse (dont les siens) pour distraire les enfants de la zone sinistrée. Mais quand il annoncera son don sur son blog, les réactions des internautes seront pour le moins… violentes ! Il part alors en tant que bénévole volontaire, pour aider à la reconstruction de la zone sinistrée du nord est du Japon. Il y découvrira un paysage encore pire que tout ce qu’il avait pu imaginer…

Mon Avis

Capture d’écran 2015-05-25 à 22.25.04Quel plaisir de retrouver un one-shot de George Morikawa dans un genre différent de sa magnifique et très longue série Ippo. Dans Je reviendrai vous voir, l’auteur nous raconte l’histoire de l’illustrateur Nobumi qui, bouleversé par ce drame humain et écologique, souhaite d’une manière ou d’une autre aider les habitants de Fukushima et en particulier les enfants. Dans sa grande « naïveté » généreuse, il décide d’envoyer 4000 livres pour égayer le quotidien des enfants qui habitent dans les refuges, sans savoir quelle est la situation sur place. Il partage cette « bonne nouvelle » sur son blog, mais rapidement les internautes réagissent de manière très virulente :  » Egoiste, Ils ne veulent pas lire mais manger, Tout ça est de très mauvais gout, Crêve ! ». Nobumi ne s’attendait pas à cette déferlante, il se sent mal à l’aise alors qu’il pensait avoir bien agi mais il reprend très vite le dessus et décide de se rendre sur place pour voir les enfants et leurs apporter tout le bonheur qu’il pourra.

Capture d’écran 2015-05-25 à 22.24.10C’est avec de nombreux bénévoles que Nobumi se rend sur les lieux du désastre, mais en arrivant il n’en croit pas ses yeux. C’est l’apocalypse ! Et c’est en quoi se recit est bouleversant car, malgré les reportages, les documentaires ou les photos nous sommes dans l’incapacité de mesurer l’ampleur des dégâts matériaux et psychologique qu’ont dû endurer la région et  ses habitants. Au fur et à mesure de l’histoire, Nobumi nettoie avec ses camarades une maison de retraite, donne des repas chauds pour les habitants qui, pour certains, sont surpris de voir qu’on viennent les aider. Les bénévoles déblaieront une voie de chemin de fer espérant qu’un jour elle pourra à nouveau faire voyager les gens. Mais le plus beau cadeau, sera de voir ces enfants, pleins d’énergies qui riront aux éclats devant les histoires que leur raconte Nobumi et ses amis. C’est certainement la plus belle récompense mais aussi un grand déchirement. Car au bout de cinq jours il doit repartir à Tokyo et l’illustrateur se demande si les rescapés vont garder l’espoir et la foi en l’humanité.

guill_01C’est un fait, l’homme et la mer vivent parfois une passion destructrice

 

Capture d’écran 2015-05-25 à 22.28.11Il faut toujours garder à l’esprit que si cette mer nourricière peut aider les hommes à vivre, elle peut aussi en quelques secondes tout lui reprendre. Le Japon est un pays insulaire et au delà de la catastrophe naturel qu’a été le tsunami, c’est surtout l’emplacement des centrales nucléaires qui a fait débat. Comment est-il possible de risquer la vie d’autant de personnes quand ont connait le nombre important de tremblements de terre qui se produisent au Japon ! Pour que ces erreurs ne se répètent pas, il faut continuer de parler de ce drame pour sensibiliser les plus jeunes qui seront les acteurs principaux de notre avenir. George Morikawa et Nobumi, à travers leurs oeuvres respectives ont souligné qu’il fallait s’investir dans une cause pour aider son prochain, pour que les rescapés puissent retrouver une vie et surtout de l’espoir.

Tout cela est renforcé par le trait si particulier de notre mangaka, qui a un réel don pour animer avec force son personnage principal. Le plus surprenant se sont certainement les planches dessinées par d’autres artistes comme Hiro Mashima (Fairy Tail), Mitsuro Kobo (l’excellent Shinjuku Fever) ou bien encore Miki Yoshikawa (Drôles de Racailles) qui intègrent parfaitement aux dessins de George Morikawa. L’adaptation française est par ailleurs excellente tout comme les bonus à l’instar de l’interview entre Nobumi et notre mangaka.

Je ne peux donc que vous conseiller la lecture de ce manga, rien que pour découvrir les émotions qu’à pu ressentir Nobumi lors de son périple. Même si il n’est resté que 5 jours, il a été d’un grand réconfort et d’une grande aide envers les habitants et cela lui a permis d’être confronté à la vraie force de la nature. Il a d’ailleurs promis qu’il reviendrai les voir…

 

Je reviendrai vous voir aux Editions Akata disponible le 28 mai 2015 au prix de 6,95€

 


[Critique] Innocent T.1

innocentdelcourtC’est Akata qui nous a fait découvrir le mangaka Shin’ichi Sakamoto en publiant en 2007 sa série Kiômaru, puis en 2008 le sympathique Nés pour Cogner. Mais c’est en 2010 que l’auteur devient un incontournable de la scène manga avec son titre Ascensionun véritable chef d’oeuvre à la narration fabuleuse soutenu par des dessins somptueux. Cette série étant déjà terminé en France avec un total de 17 tomes, il était temps pour Shin’ichi Sakamoto de nous dévoiler sa nouvelle série. C’est lors de son passage en France en décembre 2011, où j’ai d’ailleurs eu la chance de le rencontrer, que l’auteur avait annoncé que les lecteurs seraient très surpris par le thème de son prochain titre.

L’histoire
La série Innocent nous propose de suivre la vie de Charles Henri Sanson, bourreau français sous la cour de Louis XVI. Avec plus de 3000 exécutions à son actif, il est surtout connu pour avoir décapité les révolutionnaires Danton ou Robespierre. Malgré tout, il a toujours eu un profond dégoût pour cette profession qui est dans sa famille depuis plusieurs générations et il est obligé d’abandonner ses études pour prendre la relève de son père malade…

Mon Avis
innocent extrait 1Shin’ichi Sakamato avait pour moi atteint la perfection avec son manga Ascension, pourtant Innocent le surpasse sur de nombreux points. Si le thème n’est pas le même puisqu’ici nous allons revisiter l’histoire de France, le mangaka a décidé de mettre à nouveau en avant un anti-héro en la personne de Charles Henri Sanson. Jeune garçon de 14 ans, il n’a qu’une envie :  compléter ses connaissances et apprendre plus sur les origines du monde qui l’entoure. Mais malheureusement pour lui son destin est déjà tout tracé, il ne peut être que le bourreau du Roi et cela il ne l’accepte qu’à contre coeur.

Innocent 1Nous suivons donc le parcours tortueux de Charles Henri, qui va bien malgré lui devoir affronter la réalité de sa nouvelle vie. Shin’ichi Sakamoto fait une nouvelle fois preuve d’un incroyable talent, ses dessins sont d’une beauté incommensurable et à coupé le souffle. J’ai eu l’impression d’être devant des oeuvres d’art par moment tellement le trait est précis, détaillé, fourmillant de détails et d’une finesse à en faire pâlir tous les auteurs de shonen au rabais. Chaque page est mis en valeur par la force des dessins dont le mangaka a supprimé, une nouvelle fois, toutes les onomatopées japonaises. L’histoire est mené d’une main de maître avec une ambiance très soignée, des décors fabuleux qui retranscrive très bien l’époque. Il faut savoir que Shin’ichi Sakamoto s’est énormément documenté, a profité de son voyage en France en 2011 pour approfondir ses connaissances et a été aidé par de nombreux assistants pour respecter le contexte historique.

Innocent 2J’ai été complètement happé par Innocent que j’attendais depuis très longtemps. La jeunesse de Charles Henri Sanson ne peut nous laisser indifférent, tout comme la fin de ce premier volume dont l’attente de la suite va être insoutenable. Un petit mot sur l’adaptation française, les pages couleurs sont présentes, la couverture magnifique, l’impression des pages, la qualité du papier et de l’adaptation sont tout simplement sublimes. Innocent est sans aucun doute le plus beau manga seinen de 2015 et des années à venir. Shin’ichi Sakamoto a mis la barre très haute et je vous conseille vivement de vous jeter dessus que vous aimiez l’histoire de France ou non.

Innocent tome 1 disponible aux Editions Delcourt au prix de 7,99€


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