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[Critique] Moi, Jardinier citadin

moi-jardinier-citadin_1Après Seediq Bale, pour lequel je n’ai pas eu de coup de coeur, Akata a sorti le 23 janvier dernier sa deuxième série en tant qu’éditeur indépendant, Moi, Jardinier citadin. J’ai tout de suite été attiré par sa thématique (comme je l’explique dans mon article) ainsi que ses dessins somptueux. Ce Manwha en deux tomes, ressemble-t-il plus à un manuel sur la culture d’un potager ou à une véritable BD ? La vérité se trouve entre les deux.

L’histoire
Min-ho CHOI, dessinateur de BD prometteur, ne se retrouve plus dans le système. Depuis quelques années, il vivote en travaillant pour différents studios d’animation, mais il a bien du mal à prendre du plaisir dans la production de masse. Suite à son mariage, il décide de quitter Séoul, et emménage alors à Uijeongbu, une plus petite ville au nord de la capitale et en bordure de montagne. C’est là que, après démissionné, il décide de se consacrer à sa nouvelle vie, entre jardinage et dessins.

Mon Avis
Moi, Jardinier citadinDès les premières pages on nous met directement dans l’ambiance, avec une longue préface, très intéressante de François Rouillay (Co-fondateur du mouvement Incroyables Commestible), puis de Sang-kuk Lee Président de l’organisation coréenne pour agriculture durable et pour finir de Min-ho Choi l’auteur de ce Manwha autobiographique.

Ce qui qu’il y a de plaisant dans la lecteure de Moi, Jardinier citadin, c’est à la fois l’aspect reposant et tranquille qu’il dégage. L’auteur nous fait tourner les pages au fil de chaque saison et chaque saison apporte son lot d’evenements. Préparer la terre, les premières pousses, la dégustation de sa récolte, les affres d’une tempete, le rôle des insectes, la force de la nature à s’auto-purifier et l’importance de cultiver sans pesticide. Toutes ces petites choses que nos arrières grand-parents (voir nos grands parents) ont connu mais qu’on à tous plus ou moins oublié au profit d’une société de consommation, fade et triste.

mjc02Min-ho Choi nous fait (re)découvrir tous ces petits rien qui ont une importance capitale à travers la culture de son potager. Faire confiance à la nature, nouer des relations humaines simple et forte avec comme fil conducteur: La Terre nourriciere. Grâce à des dessins incroyablement beaux et colorés, à un humour omniprésent et leger, vous passerez un moment paisible et enrichissant. Car même si ce manhua, ne se revendique pas comme un manuel sur la culture des légumes, de nombreuses pages viennent apporter conseils et enseignements sur la façon d’organiser son potager. D’autres vous expliqueront la provenance de chaque légumes, leurs utilités, leurs goûts et leurs rôles dans le jardin. Une initiation intéressante pour tous les novices, qui comptent un jour cultiver la terre.

Akata réussi donc son pari, de proposer un manwha beau, drôle, touchant et interessant sans être ennuyeux. Le prix pourra surement en rebuter plus d’un (moi en premier, mais quand on aime…) mais au vue de la qualité de l’ouvrage, je peux vous assurer que ce n’est pas exageré. Couverture cartonnée, pages couleurs, une impression de grande qualité et une traduction française aux petits oignons.

Si vous êtes interessé par Moi, Jardinier citadin, n’hesitez pas à chercher dans le rayon BD de votre magasin, car il ne se retrouve pas toujours dans le coin manga. Rendez-vous au mois de mars pour commencer à travailler la terre de votre jardin et lire le seconde tome de Moi, Jardinier citadin.


[Critique] Bonolon, le gardien de la forêt

[Critique] Bonolon, le gardien de la forêt dans Critique bonolon-gardien-de-la-foret-couv-213x300Pour une fois je ne vais pas publier la critique d’un manga, mais d’un livre pour enfants. Papa de deux petits pirates, le rituel de l’histoire du soir est essentiel pour moi. Cela permet à l’enfant de s’évader, de laisser son imaginaire travailler, de partager un moment privilégier avant le coucher. Et même si les histoires de Tchoupi font toujours un tabac, il y a un autre petit éditeur qui propose des livres d’auteurs japonais. Il s’agit de Nobi Nobi, qui propose une collection variée pour les petits et les grands enfants. Aujourd’hui je vais m’attarder sur Bonolon, le gardien de la forêt sur lequel j’ai craqué pour plusieurs raisons…

L’histoire
Gentil géant aux allures de gros ours orange, Bonolon est un esprit de la nature qui vient au secours de tous les êtres vivants. Dès lors que les larmes d’une âme en détresse touchent les racines d’un arbre sacré, Bonolon, accompagné de son meilleur ami Gon, le petit chien, apparaît pour lui proposer d’exaucer son vœu le plus cher. Bien sûr, ses pouvoirs ne sont pas sans limite mais, chaque fois, Bonolon fait de son mieux pour répandre le bonheur autour de lui.

Mon avis
nobinobi-bonolon_03-300x211 bonolon dans Livres pour enfantsC’est Tetsuo HARA, connu pour son manga Hokuto No Ken, qui est à l’origine de ces histoires pour enfants, mais c’est Seibou KITAHARA et Go NAGAYAMA qui ont écrit et illustré ce superbe ouvrage. Ce dernier comporte 5 histoires bien distinctes dont le seul fil conducteur est le gardien de la forêt Bonolon. A travers de magnifiques illustrations, les enfants (et les adultes au coeur d’enfant) pourront découvrir des récits qui évoqueront des valeurs fortes et universelles telles que le courage, la persévérance, l’importance de la famille, la différence  et l’écologie.  Ce livre sera également l’occasion d’aborder le thème de la mort, un sujet toujours délicat à aborder avec les enfants, qui est traité ici de manière très direct (la maladie qui emporte les parents) mais qui sait toujours montrer que malgré la grande tristesse que cela engendre, la vie doit continuer.

La mise en page de chaque histoire est très réussie, malgré parfois une impression désagréable de floue sur certaines illustrations, mais la qualité générale du livre est vraiment très bonne comme tous les ouvrages de Nobi Nobi d’ailleurs. Les histoires, assez longues, sont plus destinés à des enfants qui savent lire et qui possèdent un vocabulaire assez enrichi afin de mieux les comprendre. Les plus petits apprécieront d’avantage les illustrations de ce bon gros Bonolon au sourire bienveillant et à la bouille adorable ainsi que l’histoire « Problèmes de voisinage » qui fait la part belle aux animaux. Petit plus non négligeable que j’ai apprécié, des explications, à la fin du livre, sur la faune et la flore découverte à travers les histoires de Bonolon. J’espère maintenant que Nobi Nobi publiera d’autres recueils de ce gardien de la forêt, en effet plus de 40 histoires sont déjà disponibles au Japon (il y a même un animé) afin de continuer à éveiller et émerveiller les enfants de tous âges.

Bonolon, le gardien de la forêt disponible aux éditions Nobi Nobi au prix de 16,50€ 


[Critique Manga] Mokke tome 1

[Critique Manga] Mokke tome 1 dans Critique mokke-209x300Je n’avais pas acheté de manga aux éditions Pika depuis la première édition de GTO. La faute à un catalogue qui ne m’attire vraiment pas et à des adaptations pas toujours de très bonne qualité. Cependant, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et lors de l’annonce de Mokke dans la catégorie Seinen je n’avais qu’une hâte dévorer ce premier tome. A tort ou à raison ?

L’histoire

guill_01 dans MangaMizuki et Shizuru sont deux soeurs qui possèdent respectivement le don d’attirer les yôkai et celui de les voir. Elles sont envoyées chez leur grand-père, expert en exorcisme, vivant à la campagne. Cependant, leurs talents particuliers n’ont pas que des avantages. Non seulement elles ont l’interdiction de parler à leurs camarades de leurs pouvoirs, mais elles sont aussi confrontées à de nombreux phénomènes surnaturels…

Mon avis

image-1-205x300Mokke est la contraction de Mononoké qui est un synonyme de Yokai, un esprit faisant parti du folklore japonais. Ce premier tome va nous expliquer très rapidement les particularités des deux soeurs. Mizuki, très espiègle, qui malgré qu’elle attire les esprits (sans les voir) prend son don un peu trop à la légère.  Tout le contraire de sa soeur aîné Shizuru qui elle peut voir les Yokai (mais elle n’en subit pas les conséquences directement) mais qui prend son rôle très à coeur pour aider les gens de son entourage. Cependant, elle doit le faire sans dévoiler son don, heureusement leur grand-père qui est exorciste est là pour les aider et pour leur expliquer les particularités de ces esprits vengeurs ou non. C’est ce qui rend ce manga si intéressant, car on apprend énormément sur l’origine de chaque monstre, sur leur fonctionnement et sur leur présence sur Terre.

image-2-215x300Chaque histoire dans Mokke est réellement captivante et le faite que cela se déroule dans une campagne japonaise rend le récit plus réaliste. Visuellement on se rapproche beaucoup des films d’animation de Ghibli, tant la nature est omniprésente avec des environnements très bien dessinés possédant énormément de détails. A contrario, les personnages sont assez simpliste (voir old-school) mais reste très expressif et participe à l’ambiance bucolique du titre. L’adaptation française est plutôt réussi avec une très belle couverture, une traduction correcte (même si certains termes employés ne sont pas toujours appropriés aux langages des petites filles) mais je regrette la piètre qualité d’impression. Les pages sont jaunes, le papier trop fin et pour un Seinen on nous explique encore dans quel sens il faut lire un manga…

Malgré ces petites imperfections, cela ne m’a pas empêché d’aimer Mokke et d’attendre le prochain tome avec impatience. J’espère que Pika fera un effort sur l’adaptation, que des pages bonus donnant plus d’explications sur les Yokai apparut dans les tomes soient présentes car Mokke en vaut vraiment la peine.


[Critique Manga] Virtus Tome 1-2

[Critique Manga] Virtus Tome 1-2 dans Critique Virtus-1-216x300Avec Virtus Ki-oon nous propose une nouvelle série, en cinq tomes, se déroulant dans la Rome Antique. Thème devenu à la mode depuis la sortie de l’excellent Thermae Romae, ce manga va tenter de nous faire découvrir le côté bestial qui règne dans un colisée avec une petite pointe de fantastique. Si vous aimez les films de gladiateurs vous risquez d’être surpris…

L’histoire

guill_01 Commode dans MangaAn 185 de l’ère chrétienne. L’empereur Commode, cruel et sanguinaire, entraîne Rome à sa ruine. Peu pressé de gouverner, il préfère combattre dans l’arène. Pour Marcia, concubine du tyran, Rome a perdu ce qui faisait le fondement de sa grandeur : la “virtus”, la force d’âme, la droiture.

Désespérée, elle sollicite l’aide d’une sorcière, qui fait venir par magie à Rome des hommes capables de rappeler cette valeur fondamentale au tyran. Le sort choisit un groupe de prisonniers japonais de l’ère moderne. Précipités sur les sables de l’arène, ils vont découvrir la cruauté du destin des gladiateurs : brutalité des entraînements, férocité des combats, brimades quotidiennes au ludus… Les intrigues politiques et la corruption de la capitale impériale parviendront-elles à briser l’esprit de ces hommes ? Une plongée dans la décadence de Rome, entre tyrannie, dépravation et barbarie, sur les pas des gladiateurs de Spartacus.

Mon Avis

Image-1-300x186 GladiateurAme sensible attention, Virtus ne fait pas dans la dentelle et sait le moins que l’on puisse dire. Dès les premières pages les boyaux volent et le sang coule à flots tout ça sous le regard amusé de Commode, empereur cruel et sanguinaire. Loin d’être un sage, il n’a que faire de la pauvreté de Rome et préfère divertir le peuple de combat à mort. Mais pour éviter la chute de Rome, une femme, Marcia, va tout faire pour que les romains retrouvent la droiture morale (le Virtus) et pour cela elle va faire un voyage dans le temps…

Alors que je pensais qu’on serai dans la même situation que le manga Thermae Romae (de nombreux voyages temporels entre Rome et le Japon) ici ce n’est pas le cas avec Virtus. Marcia arrive dans la cour d’une prison et aperçoit Takeru Narumiya, un judoka dont le leitmotiv est « d’aider les faibles et briser les forts« . Il est l’élu qui devra ramener Rome dans le droit chemin et pour cela elle l’emmène, ainsi que tous les prisonniers, à son époque. Et voici la seule bribe de scénario auquel on aura le droit, car tout le reste ne sera que baston, sang, « tranchage » de membres et d’un peu de judo à la sauce Crying Freeman puisque notre personnage principal pleure à chaque fin de combat. Si on en apprend un peu plus sur le passé des protagonistes dans le tome 2, ce dernier n’est pas des plus glorieux n’ont plus puisque l’arrivée dans le ludi (camp d’entraînement des gladiateurs) ne sera qu’un prétexte à des duels à morts afin de faire une sélection naturel et de réveiller en chacun l’instinct du chasseur…

Image-2-300x188 Kioon

Visuellement Virtus risque d’en rebuter plus d’un tant le dessin fait penser à une oeuvre des années 80 alors qu’elle a été publiée en 2008. Les personnages n’ont aucun charisme, le graphisme est rigide et grossier mais les amateurs de baston sanguinaire y retrouveront sûrement leur compte.

Pour ma part, je m’arrêterai à ces deux tomes car j’aurai aimé retrouver un manga aussi travaillé que Thermae Romae ainsi qu’une intrigue plus poussé comme le fait sous entendre le pitch de l’éditeur. Je tiens tout de même à souligner le très beau travail de Ki-oon sur Virtus, qui propose des jaquettes magnifiques, ainsi qu’une adaptation soignée tant dans la traduction que dans l’impression de ces deux tomes. C’est toujours ça de gagné…


[Critique Manga] A nous deux, Paris !

[Critique Manga] A nous deux, Paris ! dans Critique 1_large-218x300J’aime bien arriver chez mon libraire préféré et tomber sur des manga que je ne connais pas du tout. A nous deux, Paris ! m’a tout de suite attitré avec sa couverture si singulière et son résumé qui a attisé ma curiosité. Ce n’est pas tous les jours que des manga autobiographique sont édités en France et A nous deux, Paris ! porte un regard inattendu sur cet auteur japonais qui a vecu en France en 2005.


L’histoire
guill_01 Critique dans MangaQuand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

Mon Avis
Jean Paul Nishi, de son vrai nom Taku Nishimura, (son prénom francisé est utilisé principalement au Japon) a tout d’abord publié ses petites histoires dans une magazine de manga feminin (Office You) pour en faire ensuite un manga relié sous le nom de Paris no mayoikata, Paris aishiteruze. Il est d’ailleurs dommage que pour sa parution française le sens de lecture japonais n’est pas été gardé, mais bon je chipote car A nous deux, Paris ! est tout simplement génial.

PlancheA_168132-193x300 HumourLoin du cliché autobiographique qui ne ferait que critiquer les habitudes des français, JP Nishi joue énormément sur l’autodérision et sur l’humour. Premier choc, lui qui venait à Paris pour travailler comme assistant d’un auteur de BD, apprend que ce metier n’existe tout simplement pas (contrairement au Japon). Résigné, il se rabat sur un travail de vendeur dans une épicerie japonaise où il va rencontrer de nombreuses difficultés à se faire comprendre ou à comprendre ses clients. Il va également devoir prendre certaines habitudes françaises comme tenir la porte à quelqu’un qui vous précède, s’accoutumer de la minuterie automatique de la lumière de son immeuble (un grand moment), le décolleté des françaises (qu’on ne voit pas au Japon) ainsi que toute une théorie sur la coutume des bisous si singulière pour les japonais.

paris-206x300 JP Nishi

Il est difficile de résumer ce one-shot tant les situations sont variées et ne durent le temps que d’une ou deux pages parfois. Le mangaka sait en tout cas nous fait rire, en partageant ses angoisses et ses comparaisons de ce qu’il voit à Paris et ce qu’il a vu au Japon. Côté dessin, ne vous attendez pas à quelque chose de beau, ici le graphisme est simple mais efficace et sert à merveille le ton humoristique employé par le mangaka. Si vous avez envie de passer un agréable moment sans prise de tête A nous  deux, Paris ! est un régal où tout le monde s’y retrouvera (et pas uniquement les parisiens et les japonais). De plus l’auteur ayant réalisé plusieurs séjours en France depuis, un nouveau titre sortira cette année sous le nom de « Gare à toi, Paris ! « .


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