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[RETRO] Oddworld : La Fureur de l’Etranger

La fureur de l'Etranger

Alors que le studio Oddworld Inhabitants, à l’origine de la franchise vidéoludique Oddworld, a fermé ces portes depuis avril 2005, Abe et ses compagnons font toujours parler d’eux. Après un retour de Oddworld : L’Odyssée d’Abe et Oddworld : L’Exode d’Abe sur la plate-forme de téléchargement légale Steam, voici que c’est autour de  Munch’s Oddysee et de La Fureur de l’Etranger d’arriver prochainement en version dématérialisé. Pour l’occasion, l’éditeur sortira une Oddbox qui contiendra les quatre épisodes précédemment cité et c’est pour moi l’occasion de revenir sur l’excellent opus Oddwolrd: La Fureur de l’Etranger sorti sur Xbox en mars 2005. Un jeu qui n’a pas rencontré le succès escompté malgré les bonnes critiques…

Après une superbe cinématique d’introduction, qui vous montre l’Etranger poursuivant un hors la loi, le jeu démarre sans que vous sachiez qui est ce chasseur de prime et quelles sont ses intentions. Le début du jeu vous propose un didactitiel pour vous familiariser avec les commandes puis vous voilà propulsé dans la première ville pour commencer à rechercher les premiers indices sur les malfaiteurs qui terrorisent la population. Direction le bureau des primes pour voir qui vous devez capturer pour amasser le maximum d’argent. Le but ? Réaliser une opération chirurgicale dont on ne connaît pas la finalité, mais qui semble vitale pour l’Etranger. La première grande partie du jeu vous met dans une ambiance Western, où les clichés fusent comme les balles, ballot de paille qui roule, léger vent qui fait envoler la poussière, des dialogues burlesques, le tout servi par un doublage en français de qualité. Comme d’habitude avec les productions d’Oddworld Inhabitants tout est peaufiné à l’extrême, pour donner vie à l’univers qu’ils ont crée et ainsi lui insuffler une réelle identité. Mais pour être un bon Cow-boy, il faut un bon armement et pour cela il faudra aussi chasser pour obtenir des munitions.

Si de prime abord on peut penser que le jeu possède un gameplay simple et déjà vu, on remarquera rapidement qu’il y ajoute une touche d’originalité et d’inventivité qui est la bienvenue dans notre univers vidéoludique. Doté d’une vue à la troisième personne permettant de réaliser certains coups au corps à corps ainsi que de courir à quatre pattes pour échapper à vos assaillants, ce qui arrivera très souvent afin de se planquer, car la plupart des affrontements sont d’une intensité telle qu’il faudra se remettre de la vie régulièrement. Pour cela, une jauge de vigueur bleue est disponible et en appuyant sur Y, vous permettra de remplir celle de vitalité. Toutefois, il faudra se poser dans un coin pour que la jauge de vigueur remonte d’elle-même, heureusement au fur et à mesure de l’aventure elle pourra se recharger plus rapidement. Mais lors des combats, il faudra la plupart du temps, passer en vue subjective, pour se faire une simple pression sur le stick analogique droit suffira. Cela permet une rapidité d’action vraiment utile et surtout de voir apparaître votre arme, qui n’est pas un fusil comme ceux des hors la loi, mais une arbalète à double foyer. Elle a une particularité, vous pouvez y mettre des munitions vivantes, ce qui permet au joueur de jouir d’un large éventail d’options pour combattre ses ennemis. Une dizaine de bestioles, que vous pourrez soit chasser ou acheter à la boutique du coin sont disponibles, sauf pour le Zaps, qui est un insecte qui reste avec vous tout le temps pour électrocuter ou activer des mécanismes, cela passe de l’écureuil, qui vous sort des vannes quand il est sur votre arbalète, ce qui permet d’attirer l’attention des brigands, au putois qui les fait vomir, des bolamites qui permettent de les envelopper pour les capturer plus facilement, des fuzzles, bestioles loufoques idéales à poser comme des pièges à loup, qui sauteront sur le premier venu pour le dévorer, des chauves-souris explosives ou bien encore des abeilles tueuses que vous utiliserez comme une mitrailleuse.

Par la suite, chaque munition vivante disposera d’une version améliorée pour encore plus de dégâts que je vous laisse découvrir avec grand plaisir. L’argent, que vous récoltez en capturant les hors la loi, vous permettra aussi d’améliorer vos performances, comme votre résistance, votre jauge de vigueur, des chargeurs pour tirer des munitions plus rapidement, des sacs plus importants pour emporter encore plus de bestioles et même des jumelles pour espionner vos ennemis, qui vous permettront plus tard dans le jeu de sniper. Avec tout cela vous êtes paré à toute éventualité, c’est à vous de choisir votre tactique de jeu, soit vous foncez dans le tas, en profitant d’un level design gigantesque et bien pensé qui vous permettra toujours de vous planquez quand il le faut, soit de jouer la discrétion en utilisant les munitions adéquates et votre environnement pour vous cachez dans les hautes herbes. Tout cela sera utile également pour affronter les boss, pas difficiles à vaincre, mais qui possèdent chacun un point faible dont il faudra tirer une stratégie différente pour les combattre afin de les capturer soit mort ou vif (la prime sera plus importante si vous les ramenez vivants, mais ce n’est pas une mince affaire).

Ce qui surprend le plus après le gameplay novateur, c’est la réalisation technique du titre. Oddworld Inhabitants a peaufiné son dernier projet dans les moindres détails, avec une esthétique originale et sans faute de goût, servant à merveille l’univers Western du début du jeu, tout cela accompagné d’un moteur graphique ahurissant qui permet d’obtenir des environnements immenses, avec une profondeur de champ vertigineuse, des textures toujours très travaillées (rapprochez-vous d’un mur et les détails s’accentuent au lieu de laisser apparaître une bouillie de pixels), même avec des dizaines de villageois (qui sont des poulets à l’humour caustique) ou d’ennemis, le titre ne ralentit jamais. On reste bouche bée devant certains décors tellement beaux, surtout quand vous vous baladez en pleine nature ou dans des cavernes laissant apparaître les rayons du soleil éclairant ainsi la verdure qui caresse vos yeux émerveillés par tant de beauté. Il m’est souvent arrivé de m’arrêter de jouer juste pour contempler les environnements. Les musiques et les sons sont d’une qualité rare, soutenus par des doublages en français réussis et des cinématiques bluffantes qui nous laissent pantois devant notre écran. Le character design est toujours original et on ne peut qu’applaudir cette cohérence entre les univers que veut créer le studio.

Mais quelle est la nature de l’Etranger ? Car c’est ce que l’on se demande durant le jeu, enfin le début de l’aventure en tout cas. Pourquoi cette opération chirurgicale est aussi importante pour risquer sa vie à mainte reprise ? Si le scénario que vous découvrirez n’est pas non plus très recherché, on appréciera le revirement de situation en plein milieu du jeu. Ainsi on voit clairement qu’il y a deux parties dans le titre, la première, ambiance western spaghetti et la seconde plus violente, qui permet de découvrir la réelle quête de l’Etranger, sa vraie nature, en renouant avec des préoccupations plus écologiques, comme l’aime Lorne Lanning. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise, mais certains apprécieront plus le premier acte, pour sa liberté d’improvisation des ces actes que le second axé action mais qui est indispensable pour le bon déroulement du scénario.

Malheureusement cela met du temps à décoller, ainsi au début du jeu on a vraiment l’impression de faire toujours la même chose, aller au bureau des primes pour prendre un avis de recherche, collecter des indices, rechercher le hors la loi, le capturer et revenir en ville pour prendre sa prime. Très (trop) répétitifs, certains lâcheront peut être le pad avant, mais il serait dommage d’arrêter avant le second acte qui vous apprendra bien plus sur l’Etranger, qui vous fera voyager et découvrir une civilisation qui vous considérera comme un dieu. Malgré tout, on restera déçu par la durée du vie du titre, une quinzaine d’heures pour en venir à bout, car il n’y a pas de réelles difficultés, de plus les sauvegardes que vous pouvez faire à tout moment facilitent grandement l’avancé dans l’aventure. Une fois terminé on aurait aimé pouvoir rejouer l’aventure avec les munitions améliorés directement pour l’aborder d’une autre manière, mais ce n’est pas le cas, aucun bonus n’est offert et on se consolera avec les cinématiques que l’on pourra regarder à sa guise dans le menu option. Malgré tout, il ne s’agit que de petits reproches qui n’entachent en rien la qualité du jeu, car on aimerait voir ce genre de production plus souvent sur nos machines au lieu des sempiternelles suites parfois sans saveur.

Alexandre

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de une: L’etrange chasseur de prime © Oddworld Inhabitants


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