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[RETRO] Breakdown : L’avant Mirror’s Edge

Breakdown

En dépit de ces faibles ventes du à un public trop frileux sur les nouvelles licences surtout en période d’embouteillage à Noël, Mirror’s Edge a marqué les esprits des joueurs par son moteur 3D et sa gestion de la caméra permettant une immersion totale dans la peau de Faith l’héroine du jeu. Notre Yamakasi féminine m’a fait vivre de sacré moment d’émotion, tant les sensations étaient fortes mais bien avant elle un précurseur en la matière avait déjà essayé de nous faire vomir. Il s’agissait de Namco avec son titre Breakdown sortie en juin 2004 sur Xbox.

Tout commence dans un hôpital militaire, vous êtes à moitié dans le gaz mais à première vue vous vous portez bien. Soudain une voix résonne dans la pièce, ce n’est que le médecin qui vous parle pour vous demander de vous lever. Il vous invite ensuite à sortir de la pièce afin de suivre un didacticiel qui vous permettra d’assimiler le gameplay. Stand de tir, phase d’apprentissage du combat au corps à corps, interaction avec votre environnement, tout y passe. Une fois terminé, vous regagnez votre chambre où vous attends un soda et un hamburger. Toutefois ce dernier contient un tranquillisant, vous vacillez et vous vous allongez sur votre lit. Mais c’est la qu’arrive un groupe de militaires armés jusqu’aux dents, qui ont l’intention de vous supprimer. Totalement incapable de réaliser le moindre mouvement, vous sentez la mort approcher, à ce moment là apparaît, venant de nulle part, une jeune femme qui en quelques coups bien placés se débarrasse des soldats. Cette fille c’est Alex, elle semble vous connaître, elle vous aide à vous lever et vous fait vomir le hamburger pour que vous puissiez reprendre vos esprits. Vous récupérez une mitraillette et des munitions sur les gardes et vous partez de la pièce pour savoir qui vous êtes et pourquoi on veut vous supprimer.

Namco n’a pas réaliser un banal FPS, ici l’immersion est totale. Vous êtes le héros, vous voyez et agissez à travers Derrick Cole. Pour cela, les developpeurs nippons ont inclus une caméra embarquée sur le corps du personnage, ce qui renforce l’aspect réaliste de la vue. Chaque mouvement ou interaction se réalise comme dans la réalité, vous allez prendre une canette de soda, Derrick va d’abord la saisir puis la porter à sa bouche, tout cela avec une animation encore jamais utilisée dans le genre. Tout cela se vérifie au fur et a mesure que vous avancez dans le jeu, quand il s’agira de prendre des munitions sur les soldats, de lire des documents déposés sur une table ou bien encore de combattre au corps à corps. Car en plus d’utiliser des armes à feu (lance roquette, beretta, mitraillette, grenades ou bien encore un canon laser), vous pourrez utiliser vos poings et pieds. A la manière d’un jeu de baston, vous pourrez réaliser plusieurs manipulations avec les directions du stick et les gâchettes droite et gauche. Uppercut, glissade, coup de pied haut, des saltos arrières (très impressionnant avec la caméra). Mais lorsque vient l’heure du combat, il est difficile de sortir toute sa panoplie du parfait combattant. On préférera bourriner, en enchaînant les gauches et les droites et finir avec un uppercut afin de ne pas trop se faire démonter la tête.

Pour vous aider vous pourrez «locker» votre ennemi, mais s’il se déplace, la caméra le suivra également, ce qui est parfois gênant quand vous avez plusieurs assaillant. D’ailleurs c’est là que le bas blesse lors des combats, il arrive de temps en temps dans le jeu que vous soyez seul face à trois ou quatre ennemis en même temps et ce n’est pas une partie de plaisir. Prenez-vous un direct du gauche par un T’lan (humain génétiquement modifié possédant une force physique hors du commun) et vous allez vous retrouver le cul par terre (comme dans la vraie vie quoi). Cependant, les autres continueront à vous tabasser ou vous assener de tirs laser pour vous tuer. On s’énerve très vite dans ces moments là et ce n’est pas l’envie qui vous manque de jouer à Thierry La Fronde avec votre pad Xbox. Autre petit reproche, quand vous voudrez ramasser un objet au sol, vous verrez le mot « Action » apparaître à l’écran, mais souvent cela ne fonctionne pas car vous êtes soit trop prêt ou trop loin de l’item. Parfois frustrant, surtout quand vous avez besoin de munitions ou de remplir votre jauge de vie et que l’ennemi vous attaque. Fort heureusement Alex sera souvent là pour vous aider et au fur et à mesure du jeu, vos pouvoirs vont évoluer. Ainsi vous pourrez envoyer des boules d’énergie, vous protéger des balles qui vous arrivent dessus et j’en passe. Je ne vais pas vous en dévoiler plus car de nombreuses surprises vous attendent dans Breakdown.

Le gros point fort de Breakdown, c’est son immersion totale dans le jeu, de nombreuses scènes vous donneront le vertige ou vous feront vivre des moments intenses et encore jamais éprouvés dans un FPS. La mise en scène est également très réussie, digne d’un film à gros budget, vous aurez des hallucinations vraiment tripantes, vous verrez de nombreuses choses étranges sous vos yeux sans pouvoir faire quelque chose, il y a également quelques clins d’œil à d’autres productions, notamment au film d’animation Akira.  La réalisation est par contre des plus décevantes, avec des décors et des couleurs pas toujours agréables, l’utilisation abusive du gris au début du jeu vous blasera très rapidement. Cependant vers la fin du jeu quelques surprises vous attendent côté environnement. Heureusement, la modélisation et l’animation des protagonistes se révèlent de bonne facture et ne vous décevront pas. L’IA de vos ennemis est vraiment ridicule et parfois vous pourrez vous approcher d’eux sans qu’ils ne bougent le moindre petit moignon.

Les musiques et l’ambiance générale du titre donnent un ton très mystérieux et malsain parfois. D’ailleurs le jeu est interdit au moins de 18 ans de par son aspect gore. Le scénario vous promet de nombreux rebondissements et c’est ce qui vous maintiendra en haleine jusqu’à la fin du jeu. La durée de vie est en effet raisonnable pour le genre, entre 10 et 15 heures de jeu ce qui vous permettra de passer d’agréables moments. Toutefois on pourra reprocher une difficulté très mal dosée, le mode normal est assez coriace par moment (surtout quand vous avez une dizaine de militaires qui vous assaillent) et même en easy il pourrait vous arriver de vous arracher les cheveux (si vous en avez encore). Le doublage en anglais (sous titré français) est excellent et ne fera aucunement défaut à l’immersion du jeu.

Alexandre

Breakdown
Album : Breakdown

6 images
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Image de une: Le bras surpuissant de Derrick (pas l’inspecteur) dans Breakdown © NAMCO


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