Game Start : La Passion avant tout


[Critique] Dédale T. 1 et 2

DEDALE T1_1Si il y a bien un manga que je n’attendais pas c’est bien Dédale de Takamachi. C’est lors de l’annonce de sa sortie en France par les éditions Doki Doki que j’ai tout de suite été séduit par l’intrigue et les dessins. Préparez-vous à suivre les aventures renversantes de Reika et Yôko dans cette série en deux tomes qui a été mon coup de coeur de cette année tout comme les libraires japonais.

L’histoire
Reika et Yôko, deux étudiantes, errent dans un gigantesque bâtiment, véritable dédale sans fin défiant l’imagination. Seul indice : un mystérieux message posé sur une table basse signé Tagami, un célèbre créateur de jeux vidéo, qui semble en savoir long sur cet endroit.
Quelle est la nature de l’étrange lieu dans lequel elles errent ? Pourquoi Reika et Yôko sont-elles le seul espoir de l’humanité ?

Mon Avis
Capture d’écran 2016-07-31 à 10.39.15Tout comme nos deux héroines, le lecteur est parachuté dans un monde étrange, mais pas si inconnu pour Reika et Yôko. Elles ne savent pas pourquoi elles sont ici et veulent absolument trouver la sortie. Mais chaque porte ouverte est comme une nouvelle énigme qui se présente à elles. Nous essayons de comprendre au fur et à mesure ce qui se trame et comment résoudre ces anomalies, qui ressemblent à des bugs dans un jeu vidéo. Ce qui fait la force de Dédale c’est sans conteste sa faculté à surprendre le lecteur, autant que les protagonistes, à chaque page. On essai de comprendre la logique des pièces visitées pour connaître le fin mot de l’histoire. Dédale est bien plus un manga d’exploration qu’un survival, permettant une réelle introspection pour Reika personnage au combien abîmé par la vie malgré son apparence joyeuse et insouciante.

Dedale-T1-120Pendant les deux tomes que compte cette série, le lecteur a une relation privilégié avec ce duo, Reika et Yôko seront les seules personnages principaux et on a réel plaisir de partager leurs surprises, leurs joies ou leurs peines. J’en parlais un peu plus haut Reika est une jeune fille très introverti dans la vie de tous les jours mais qui, dans ce monde parallèle, se sent comme dans un poisson dans l’eau. Elle peut explorer, tester et laisser libre court à son imagination quitte à parfois se mettre en danger au grand dam de Yôko. Cette dernière, malgré un contexte étrange et un environnement qu’elle n’arrive pas à appréhender avec facilité, reste très rationnelle voir trop terre à terre.

On obtient ainsi un parfais équilibre dans ce duo irrésistible, souvent très drôle qui servira à merveille le scénario qui vous tiendra en haleine jusqu’à la fin. Car n’allez pas croire que Dédale, avec ces seulement deux tomes, expédie vite fait bien fait l’histoire, au contraire, il va à l’essentiel tout en nous proposant une ingéniosité rarement lue ces derniers temps.

Capture d’écran 2016-07-31 à 10.38.27Les dessins de Dédale sont parfais, tout est propre et peaufiné, certains reprocheront peut être à Reika d’avoir un character design trop générique, mais elle devient si attachante que vous ne pourrez que craquer. Le mangaka Takamachi nous impose des décors magnifiques complètement renversant jouant à merveille avec les perspectives. Une mention spéciale à toutes les inter-pages plus belles les unes que les autres, le tout emballé par une édition superbe avec des pages couleurs, une impression impeccable et une traduction soignée.

Rien n’est à jeter ou à regretter dans Dédale, ce titre surprenant à bien des égards, sera combler les lecteurs en quête d’un titre dynamique, intriguant, intelligent, à la fois drôle et touchant. Il sera aussi attirer les joueurs de jeux video qui apprécieront les nombreuses références notamment à celle de Portal ou bien encore Pac-Man. Je souhaite sincèrement que Dédale remporte un franc succès, c’est un manga qui le mérite amplement et qui est un réel coup de coeur pour moi. Je vous laisse, je vais le relire pour la cinquième fois.


[Critique] Bloody Delinquent Girl Chainsaw T.1

bloody-chainsaw-girl-01Nouveau titre dans la collection WTF !, Bloody Delinquent Girl Chainsaw est une œuvre complètement barré qui attirera tous les (a)mateurs de séries Z. Mais attention, ce manga est loin d’être un gros nanar même si il pourrait en avoir la couleur et l’odeur. Nous faisons la connaissance de Geeko, une délinquante, qui malgré son côté rebelle, aime aider les gens qui l’entoure. Et elle va avoir du boulot, car une de ces camarades de classe, Nero, complètement névrosée et cinglée, décide de transformer un à un les lycéens en d’atroces mutants. C’est à ce moment là que Geeko intervient armée de sa tronçonneuse pour sauver le Japon !

Ce n’est pas pour son scénario, qui tient sur un bout de chair fraîche, qu’il faudra lire Bloody Delinquent Girl Chainsaw. Ce manga puise sa force et son génie dans ses scènes d’actions  gores, complètement déjantées, dans  ses contrastes les plus percutants mais aussi les plus drôles et surtout dans sa folie sans limite. Le mangaka s’en donne à cœur joie et chaque page est un vrai délice pour le lecteur qui ose rentrer dans ce bad trip. Même si le scénario est léger, il a le mérité d’exister et même d’apporter un peu plus d’épaisseur aux personnages principaux entre deux scènes de découpe ou érotique.

Doté de dessins fabuleusement rétro, dont le charme a tout de suite opéré sur votre serviteur, d’une mise en page à tronçonner le souffle et d’une traduction aux petits oignons, le nouveau manga d’Akata n’a pas failli à son label WTF ! et il est bien parti pour devenir une œuvre culte à ne pas mettre dans toutes les mains.

Image de prévisualisation YouTube

[Critique] Bienvenue chez Protect : Du papier au numérique

Pour ces nouveaux articles, j’ai décidé de passer en revue mes dernières lectures du moment. De nombreuses nouvelles séries arrivent, toutes plus variées les unes que les autres, notamment chez Akata mon éditeur fétiche. Mais il y a aussi Wolfsmund qui a débuté sa carrière en 2011 chez Kioon et dont j’entrevois seulement cette année toute la force scénaristique. Et puis il y a des grands classiques, que je lisais étant jeune et qui reviennent cette année chez Glénat. Outre Gunmm qui fera son grand retour en octobre 2016, c’est bien évidement Akira, qui a marqué au fer rouge toute une génération, dans une édition dite « ultime » qui m’intéresse plus particulièrement. Il y a aussi des grosses suprises comme le manga Dédale et Stravaganza sur lesquels je reviendrai prochainement. Bonne lecture et bel été !

Bienvenue chez Protect : Du papier au numérique

bienvenue-protectAkata a décidé d’éditer un titre que personne n’attendait, mais tout à fait dans l’air du temps. Ce premier tome, d’une trilogie, va vous expliquer la crise actuelle du livre à travers la vision d’une maison d’éditions ainsi que d’un auteur de manga. Ce dernier n’est autre que Misokichi Suzuki spécialiste de l’éro guro qui va nous expliquer son parcours, entre fiction et réalité, de mangaka qui a briser les chaines de l’édition pour s’auto-publier grâce au numérique.

L’histoire
Pour son apprentissage professionnel, la jeune Nanami doit réaliser un stage en entreprise. C’est au sein de la société Protect qu’elle va avoir la chance de pouvoir s’immerger dans le monde du travail… Cette boîte de consulting en médias numériques est dirigée par un véritable génie de l’informatique : un certain Jingorô Yamada ! Consultant aussi extravagant que visionnaire, il va ouvrir la lycéenne à de nouveaux horizons… Et sa première mission sera de remettre sur les rails un mangaka dont la carrière est au point mort. Et si le numérique était la clé pour créer de nouveaux business models dans le monde de la culture et du droit d’auteur ?

Mon Avis
Capture d’écran 2016-07-30 à 10.24.42Nous allons donc faire la connaissance de Nanami, qui doit réaliser un stage en entreprise. Son choix s’est porté sur la société de consulting Protect dirigé par un génie de l’informatique Jingorô Yamada. J’avais une crainte en lisant ce manga, que les explications donnés sur le passage du papier au numérique soit trop scolaires, lourdes et indigestes. Je vous rassure tout de suite, il n’en ai rien, cela grâce à une palette de personnage auquel on s’attache rapidement  et qui exposent leurs théories de manière ludique et loufoque.

La lecture est ainsi très fluide, avec des dessins agréables à regarder, un contenu riche et intéressant sur l’état du marché au Japon, qu’il serait intéressant d’appliquer sur le territoire français, peut être par le biais d’Akata pour le coup. Dans tous les cas, l’éditeur Limousin sort une nouvelle fois des sentiers battus et réussi pour moi son pari, amener le lecteur à se poser des questions sur la manière dont on peut « consommer » les livres tout en faisant vivre les auteurs de leur oeuvre. L’édition de Bienvenue chez Protect est comme d’habitude un exemple à suivre, papier épais, encrage parfais, adaptation et traduction sans bavure, du beau travail. Le second tome à paraitre le 30 juin prochain s’intéressera à l’impact des smartphones sur le jeu video.


Yokai Watch à la conquête du monde

Yokai3DS

Véritable phénomène depuis 2013 auprès des enfants nippons, Yo-kai Watch s’apprête à arriver en Europe et cela démarre dès ce mois-ci. La série TV animé débarque en exclusivité sur la chaîne Boing le 11 avril (Satellite et cable), puis le 29 août sur Gulli. Hasbro, qui considère cette licence aussi importante que Beyblade, lancera dès cet été les jouets avec la fameuse montre qui repère les Yōkai. Pour l’accompagner, 200 médaillons à collectionner, vendus 5€ les trois (le troisième mondiale du jouet espère en vendre 10 millions cette année) des peluches, des figurines seront aussi de la partie. Le manga Yo-kai Watch arrivera aussi en 2016 chez l’éditeur Kazé mais sans aucune date précise. Quand au jeu video il débarquera le 29 avril prochain sur Nintendo 3DS.

À cette occasion, je vais vous parler de mes premières impressions sur la démo disponible dans l’eShop depuis le 4 mars et analyser si cette licence cross-média sera faire aussi bien que le géant Pokemon qui fête ses 20 ans.

Papa c’est quoi des Youcailles ?
yokaiCommençons en vous expliquant, pour ceux qui ne le savent pas, ce qu’est un Yōkai. Littéralement on pourrait le traduire par Monstre ou démon Étrange, il s’agit en faite de créatures mythologiques du folklore japonais. Leur rôle est d’effrayer les humains, de les tourmenter ou de leur jouer des mauvais tours. Les japonais parlent souvent des Yōkai pour désigner un phénomène surnaturel et inexpliqué. Si vous souhaitez en apprendre plus sur ce sujet, je vous invite à lire Yokai – Dictionnaire des monstres japonais chez Pika ainsi que les excellents manga NonNonBa et Kitaro le repoussant du défunt Mizuki Shigeru aux Éditions Cornelius ou bien encore Mokke toujours chez Pika.

La démo de Yo-kai Watch sur 3DS vous met très rapidement dans le vif du sujet et vous explique à travers un cours extrait de l’animé le début de l’histoire. Pour résumer, vous dirigez Nathan (Keita Amano en japonais), qui un jour découvre Whisper dans une machine à Gashapons au beau milieu d’une forêt lors d’une chasse aux insectes. Celui ci devient votre ami et vous offre la fameuse Yōkai Watch pour que vous puissiez voir et devenir ami avec d’autres créatures.

samouraijpgLe point de départ de cette aventure c’est votre maison où vous êtes accompagné de Whisper que vous êtes seul à voir. En sortant, une jeune fille vous interpelle pour vous demander de retrouver trois Yōkai qui ennuis plusieurs personnes. L’un d’eux empêche un homme d’aller travailler en le rendant fainéant, un autre donnera toujours envie de manger à une petite fille et un troisième sera sans arrêt pessimiste. Il vous appartient de retrouver ces Yōkai grâce à votre montre qui vous donnera des indications sur leur localisation, leur niveau et vous pourrez ensuite utiliser votre loupe pour les retrouver. Une fois que vous aurez découvert votre monstre le combat s’enclenche.

guill_01 Ce que j’aime le plus c’est les combats avec les Yokai, ils sont vraiment super. Par contre j’aime pas chercher avec la loupe parce que c’est trop long, les Pokémon ont a pas besoin de faire ça pour les trouver
 Sacha 7 ans

FullSizeRender-3Nombreux sont ceux qui vont être déroutés, car le système est pour le moins particulier. Les combats sont toujours trois contre trois, sauf quand vous affronter un boss. Dans votre montre vous pourrez avoir jusqu’à 6 Yōkai et cela sera à vous de les gérer pendant le combat en faisant tourner votre médaillon sur l’écran tactile. Tous vos Yōkai sont en mode semi-automatique et frappent avec leurs attaques de base les ennemis sans que vous interveniez. Vous agirez uniquement sur leurs coups spéciaux, l’Ameultime ou leur purification (pour les soigner, enlever un envoûtement) par le biais d’action sur l’écran tactile.

kapaDessins, éclatement de bulles ou tourbillons votre stylet va chauffer et cela se révèle plutôt bon une fois habitué. Vous pourrez aussi épingler une créature et ainsi concentrer vos attaques sur elle. Lorsque vous remporter le combat, un Yōkai pourra venir vers vous afin de vous demander si vous pouvez être son ami. Vous pourrez accepter comme refuser, mais c’est de cette manière, et sous certaine condition, que vous pourrez collectionner tous ces petits démons. Mais la démo ne nous permet pas d’accéder au menu pour regarder les statistiques de nos Yōkai, car malgré ce que certains disent, il y a une réelle dimension stratégique avec plusieurs classes qui sont d’ailleurs très bien expliqué sur le site de gamefaqs.

FullSizeRenderAu delà de la mission principal, vous pourrez aussi vous amusez à retrouver toutes les boîtes cachées dans les alentours, pêcher, attraper des insectes, trouver des Yōkai ainsi qu’un boss caché assez fort. Je vous invite d’ailleurs à faire de nombreux combats pour augmenter votre niveau afin de pouvoir le vaincre. Si on peut terminer la démo en 20mn, j’y aurai passé un peu plus de 3H à flâner dans ce petit quartier. La réalisation de Yo-kai Watch est d’ailleurs superbe, le jeu est beau, très propre visuellement, les combats sont très dynamiques et donne vraiment l’impression de regarder un animé. Le jeu est entièrement en français (doublage réussi, monnaie en euros) et les jeux de mot pour les noms de certains Yokai sont bien trouvés. J’ai donc passé un bon moment avec cette démo, les joueurs habitués aux RPG y verront peut être un jeu trop simple et peu profond, néanmoins Yo-kai Watch reste un titre accessible, léger et pas prise de tête ce qui convient très bien à mon fils de 7 ans et à moi même. Je l’ai en toute logique precommandé sur le site de la FNAC pour 29.90€, à ce prix ça serai dommage de passer à côté.

Yo-kai Watch c’est plus fort que toi ?
FullSizeRender-8Comme je vous le disait en introduction, le phénomène Yo-kai Watch est déjà en marche depuis 2013 au Japon. La série TV animé a été un vrai déclencheur sur les ventes de jeux video dont le premier épisode ne s’était vendu qu’à 50.000 exemplaires au lancement pour finir sa course à quasiment 1.3 millions. Comme à son accoutumé, Level 5 pompe jusqu’à la moelle le filon et vends sa licence à tout va en sortant rapidement des produits dérivés comme la fameuse montre et ses médaillons que s’arrachent les écoliers japonais. Mais c’est surtout Yo-kai Watch 2 sorti en juillet 2014, décliné en deux jeux Honke / Gansô qui fera exploser le titre sur l’archipel en se vendant à 1 millions 300 unités pour le premier week-end de sa sortie puis finira à plus de 3 millions d’exemplaires à ce jour. Ne perdant pas le nord, Level 5 sort en fin d’année 2014 un nouveau titre sous le nom de Yo-kai Watch 2 : Shin Uchi puis un spin-off en 2015 Yo-kai Watch Buster qui dépassèrent tous les deux largement les 2 millions écoulés. La folie Yo-kai Watch s’est définitivement emparée du Japon et on verra si le 3ème épisode prévu cette année sera toujours un succès..

FullSizeRender-10Sorti le 6 novembre 2015 aux Etats-Unis, le constat pour le premier volet sur 3DS est plus mitigé. Malgré une campagne marketing agressive, la diffusion de l’animé quelques semaines avant, un affichage sur Time Square, Yo-kai Watch ne s’écoule qu’à 71.000 exemplaires sur le mois de novembre. C’est très peu quand on sait que le jeu est sorti juste avant Thanksgiving et le Black Friday. À la fin de l’année 2015 c’est un total de 195.000 unités qui se sont vendus depuis sa sortie. Malgré les produits dérivés, la sortie d’un Pack 2DS comprenant le jeu à petit prix, la mayonnaise ne semble pas prendre. Peut être parce qu’on veut imposer cette licence à coup de rouleaux compresseur et non par le bouche à oreille…

YokaiJouet001En France, où le jeu arrive dans un mois, on continue de comparer Yo-kai Watch à Pokemon. Pourtant, si le principe de jeu se ressemble les deux univers sont pourtant bien différents. Pokemon et ses monstres sont bien plus universel que les Yōkai tout droit sortis des légendes qui baignent le pays du soleil levant. Cette différence culturelle sera peut être un frein à la vente comme cela semble être le cas aux Etats-Unis. De plus, pour le moment il n’y a que le jeu qui sera disponible, la série animé ne sera lancé que sur une chaine payante et les jouets n’arrivent que cet été distribués par Hasbro (en même temps que la diffusion sur Gulli). Pourtant Yo-kai Watch a tout pour plaire, un univers bien à lui, des créatures attachantes et marrantes, un système de jeu simple mais efficace, une réalisation soignée et un capital sympathie à revendre. Pour rappel, le jeu Inazuma Eleven, de Level 5 avait a mis du temps à se vendre et quand la série animé arriva sur Gulli se fut un vrai raz de marée. N’hésitez pas dans un premier temps à jouer à la démo pour vous faire un premier avis et à lui laisser sa chance et commencer à en parler.


[TEST] The Legend of Legacy sur 3DS

The-Legend-of-Legacy-characters

2016 sera peut être la dernière grosse année pour la 3DS. Nintendo a en effet décidé de sortir de nombreux bons jeux sur sa portable et c’est surtout les RPG qui vont se tailler la part belle du gâteau. Entre les Dragon Quest VII et VIII, Bravely Second, et autre Etrian Odyssey, il y en a un autre qui a su me faire jouer de nombreuses heures. The Legend of Legacy est un RPG pas vraiment comme les autres et le concept du jeu risque de ne pas plaire à tout le monde.

Avide de rêve, d’aventure et d’espace
tumblr_npsjfvqq8C1qzp9weo7_400Dès le lancement du jeu vous devez choisir votre personnage parmi 7 héros, chacun a sa propre destiné et son objectif. On vous colle deux autres aventuriers dans les pattes pour vous aider (que vous pourrez changer quand vous le souhaitez) et le roi du village d’Initium vous ordonne d’explorer les alentours. Explorer, c’est bien le maître mot de The Legend of Legacy, car il n’y a pas vraiment d’histoire, et d’ailleurs on s’en moque pas mal à vrai dire. Le jeu vous propose surtout de deffricher des zones encore secrètes peu connu des otoctones pour les sécuriser et découvrir de nombreux trésors. Initium sera votre point de repère sur la carte, puisqu’il s’agit du seul village où vous pourrez trouver une auberge pour reprendre des forces et sauvegarder, un marchant très radin tellement il a peu de choses à vendre et une échoppe pour écouter les derniers ragots du moment.

Une fois votre équipe prête, il est temps de se lancer dans l’aventure. Sur la carte, vous choisissez le lieu à explorer, tout en sachant qu’il vous appartiendra d’en découvrir par vous même ou plus facilement en achetant des cartes chez le marchand. Votre but est simple, cartographier les lieux diviser en plusieurs parties en les parcourant de fond en comble. Vous pourrez ensuite à tout moment décider de revendre ces informations, contre de la monnaie sonnante et trébuchante. Je vous conseille d’ailleurs vivement de compléter vos cartes à 100% pour trois raisons : Premièrement vous n’aurez l’occasion de revendre le précieux parchemin qu’une fois, deuxièmement cela vous rapportera bien plus d’argent (en plus des objets rares que vous aurez trouvé) et troisièmement vous aurez grand besoin d’avoir du liquide car ce ne sont pas les monstres que vous croiserez qui vont vous en lâcher des masses. Tout repose sur l’exploration et The Legend of Legacy est très clair dès le début de l’aventure, vous allez en bavez !

Tu parcours la Terre, le Ciel, cherches ton chemin, c’est ta vie, ton destin
original
Je préfère être transparent avec vous, The Legend of Legacy ne vous fera pas de cadeaux et il va falloir s’accrocher dès vos premières heures d’explorations car les ennemis rencontrés vont vous terrasser plus d’une fois sans que vous n’y soyez préparé parfois. Contrairement à la majorité des RPG, le jeu ne propose pas de points d’expérience à gagner pour faire évoluer chaque personnage. Les combats vous permettront bien évidement de faire augmenter vos points de vie, magie et armements mais l’ensemble reste très aléatoires. Il m’est arrivé régulièrement d’enchaîner les ennemis, dont on ne connait même pas le nombre de points de vie, pour améliorer la force de mes attaques sans succès et ainsi me faire laminer d’un coup car je tombe sur un groupe de monstres bien plus fort. Je me relance dans l’aventure avec un nouveau combat et là je gagne des nouvelles aptitudes ou augmente mes points de vie.

C’est très déstabilisant quand on ne joue qu’à des RPG classiques, car si lors d’un combat vous n’obtenez pas des nouvelles compétences et que vous perdez vous recommencerez à votre dernier point de sauvegarde sans les avoir acquis. D’ailleurs petite parenthèse, je vous invite à abuser de la sauvegarde rapide (en appuyant sur R+X) pour éviter toute désillusion lors d’un Game Over. Après lors de vos joutes vous aurez également deux possibilités pour vous en sortir, mettre les éléments (Eau, Air et Feu) de votre côté en les invoquant pour utiliser des pouvoirs magiques associés et frapper plus fort  (les monstres aussi pourront utiliser cette méthode avec les ténèbres) ou fuir. Sachant que la fuite est à chaque fois réussie mais qu’elle vous ramènera au début du niveau même si vous étiez arrivés au dernier morceau de la carte à explorer. Autre particularité qu’il faudra bien gérer et qui risque de vous faire arracher les cheveux en début de partie c’est la perte de point de vie pendant votre périple. Je m’explique, lorsqu’un de vos explorateurs se fait tuer, vous avez la possibilité en lui redonnant de la vie, de le ressusciter. La contre partie c’est que le maximum de vos HP sont réduits et pour en récupérer la totalité il faudra retourner à l’auberge faire un gros roupillon.

213751_screenshot_04_lSi certains risquent de lâcher le jeu en route à cause de sa difficulté aléatoire et son gameplay plutôt retors, de mon côté j’ai tenu bon. J’ai été tout simplement hypnotisé par les mécanismes du jeu. Ici le scénario est secondaire et j’ai pris du plaisir à explorer les zones pour obtenir des cartes complètes, obtenir de nouveaux pouvoirs et vaincre certains ennemis puissants devient parfois jouissifs. Je ne peux que vous conseiller, si vous vous jeter dans l’aventure, de bien choisir votre équipe de base et de ne plus en changer avant la fin. La difficulté  étant parfois très élevée, utiliser un explorateur qui démarre de zéro se révélera particulièrement inefficace. Graphiquement le jeu est vraiment agréable avec sa réalisation propre et ses décors colorés qui apparaissent et disparaissent façon pop-up, même si le concept pourra, encore une fois en rebuter plus d’un. Les musiques mettront tout le monde d’accord, certains thèmes sont envoûtants et dans l’ensemble l’OST est une véritable réussite qui accompagne à merveille votre aventure.

Ton destin est sans pareil, l’aventure t’appelles
the_legend_of_legacy_3DS_3
Alors oui, The Legend of Legacy est un jeu qui ne se laisse pas aborder facilement. Il faut prendre son temps, savoir être un bon stratège pendant les combats, être un peu masochiste aussi, persévérer pour qu’une fois vos personnages bien entraînés vous puissiez prendre énormément de plaisir comme j’ai pu en avoir. La relation avec The Legend of Legacy c’est un peu l’amour vache ou bien encore je t’aime moi non plus. Mais purée qu’est-ce que j’ai aimé détester ce jeu sur lequel je vais régulièrement revenir pour terminer les 7 destinées.  Il y a toujours des endroits à découvrir, des monstres à tuer, des ennemis qu’on essai à nouveau de battre une fois devenu plus fort, des nouvelles armes et bien plus encore.

Alors oui beaucoup n’aimeront pas, car nous sommes bien loin des RPG à la routine classique et aux combats au tour par tour réglés comme du papier à musique. Ici c’est l’exploration qui est à l’honneur , avec des combats obligatoires pour pouvoir avancer. Cependant, je vous conseille au moins de tester la démo sur l’eShop qui vous propose 4h de jeu et d’y jouer par petite session pour dompter la bête et ainsi l’apprivoiser.

Image de prévisualisation YouTube

12345...40

HARKYA TYRANID HIVE FLEET |
La légende d'Okami |
Astuces Prizee gratuit |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tournoi de Calcul Mental
| turfprono
| dofus screen